À l’occasion du 50ᵉ anniversaire de la fusillade de Montredon, Monseigneur Bruno Valentin adresse une lettre aux fidèles de l’Aude, et plus largement à tous les hommes et femmes qui le souhaitent, autour d’un thème particulièrement actuel : la violence dans la société et la responsabilité collective pour prévenir son retour.
Cette année, dans l’Aude, nous faisons mémoire d’un drame qui a marqué profondément notre territoire il y a 50 ans : la fusillade de Montredon, survenue le 4 mars 1976. Ce jour-là, aux portes de Narbonne, l’affrontement entre des viticulteurs et les forces de l’ordre a fait une trentaine de blessés et, surtout, deux morts : Joël Le Goff, commandant de CRS, et Émile Pouytès, viticulteur.
A l’occasion de cet anniversaire, je souhaite prendre le temps de revenir sur ce passé douloureux. Non pas pour le regarder avec distance, mais pour l’écouter vraiment, en écho à l’actualité locale, nationale et internationale. J’ai interrogé les archives, bien sûr, mais surtout certains de ceux qui ont directement vécu ces évènements et peuvent en témoigner encore. J’ai aussi échangé avec certains acteurs économiques, politiques et sociaux de notre département, pour tirer avec eux les leçons de ce drame pour aujourd’hui. J’ai relu tous ces échanges à la lumière de l’Evangile.
De ces rencontres profondes je retire la conviction que cet anniversaire n’est pas seulement un souvenir douloureux, c’est un appel : un appel à ce que nous tous, croyants ou non-croyants, nous soyons de meilleurs « pratiquants » du dialogue pour mettre la fraternité au centre de notre vie sociale.
Lire cette Lettre pastorale (7 pages)
