Au journal La Vie, qui s’inquiète visiblement que de jeunes identitaires fréquentent l’Eglise, Mgr de Germay, archevêque de Lyon, répond :
Je pense qu’il faut être conscient des grandes tendances qui marquent aujourd’hui les jeunes générations sans pour autant les enfermer dans des cases ou leur mettre une étiquette. On peut s’inspirer de l’attitude de Jésus lorsque, par exemple, il s’invite chez des publicains. Ce dont ces jeunes ont besoin, c’est d’abord de sentir qu’on les aime tels qu’ils sont, sans jugement.
Le souci du bon pasteur doit être de les accueillir avec bienveillance, de valoriser ce qu’il y a de beau dans leur démarche lorsqu’ils s’approchent de l’Église, et ensuite de les accompagner pour leur permettre de rencontrer Jésus qui est présent et se révèle aujourd’hui. À partir de là, il s’agit de les accompagner sur un chemin qui passe, bien sûr, par des conversions. Sans oublier qu’il reste en chacun de nous des zones d’ombre, des points à convertir.
J’ajoute, puisque vous faites allusion à une appartenance politique, qu’aujourd’hui en France, aucun parti politique n’a un programme en tous points compatible avec l’Évangile. Au sein de l’Église, plutôt que de condamner une personne en raison de ses opinions politiques, nous ferions mieux d’apprendre à dialoguer. Cela éviterait certaines attaques violentes sur les réseaux sociaux faites au nom de l’Évangile mais qui n’ont plus rien d’évangélique. Les caricatures font le jeu des extrêmes alors que le dialogue bienveillant rend possible des remises en question.
