Évoquant sa rencontre avec le pape Léon XIV en décembre, Mgr Athanasius Schneider a déclaré :
« Léon XIV m’a dit avoir rencontré des jeunes – et j’ai été surpris de l’entendre de sa propre bouche – qui lui ont confié que leur conversion à Dieu était survenue grâce à la messe traditionnelle en latin. »
Mgr Schneider s’exprimait auprès de Robert Moynihan, d’Inside the Vatican.
« Le pape était très aimable, il m’écoutait attentivement, il était très, très fraternel et simple. »
Mgr Schneider a remis deux projets au pape Léon XIV pendant l’audience.
1) Une profession de foi solennelle
Il a proposé une profession de foi solennelle, inspirée du Credo du peuple de Dieu de Paul VI de 1968. Mgr Schneider a souligné qu’un tel texte nécessiterait une mise en œuvre concrète, et non une simple publication.
2) Un règlement juridique universel pour le rite romain
Mgr Schneider a exhorté Léon XIV à accorder un statut égal au rite romain et au Novus Ordo :
« Je suis venu vous demander la paix liturgique dans l’Église… d’accorder les mêmes droits, la même dignité à la forme traditionnelle du rite romain et au Novus Ordo, et de les laisser coexister pacifiquement. »
Monseigneur Schneider a déconseillé un autre motu proprio « ping-pong ». Il a plutôt suggéré un acte juridique plus solennel – tel qu’une constitution apostolique – comme règlement stable.
Il a également mentionné que le raisonnement « un rite = unité » associé à Traditionis custodes est historiquement faux et même contredit par la diversité actuellement approuvée au sein du rite romain. À titre d’exemple, il a cité l’ordinariat anglican et le rite zaïrois.
Mgr Schneider a dit à Léon XIV que l’établissement de la paix liturgique pourrait définir son héritage : « Lorsque vous ferez cela, cela restera dans l’histoire comme la Pax Liturgica Leonina. »
Monseigneur Schneider a mentionné que Léon XIV « souriait quand j’ai dit cela ».
« Il a lui-même dit qu’il avait rencontré des jeunes — et j’ai été surpris d’entendre cela de sa propre bouche — qui lui ont dit que leur conversion à Dieu était venue grâce à la messe traditionnelle en latin. »
Mgr Schneider a également proposé à Léon XIV un diagnostic de la crise actuelle en énumérant cinq « blessures » de l’Église :
1. – La confusion doctrinale (avec la profession de foi comme remède).
2. – L’anarchie liturgique et la « guerre » contre la messe de rite romain (la coexistence pacifique comme remède).
3. – Des évêques et des cardinaux indignes et mondains, alignés sur les agendas séculiers.
4. – Une formation sacerdotale déficiente dans les séminaires (doctrine, morale, liturgie).
5. – Le préjudice causé à la vie contemplative cloîtrée, en référence à Cor Orans.
Au sujet des nominations épiscopales, Mgr Schneider a déclaré au pape :
« Saint-Père, la troisième blessure de l’Église est celle des évêques et cardinaux indignes et mondains qui sont les nouveaux sadducéens d’aujourd’hui, qui collaborent avec l’agenda des élites politiques et idéologiques de ce monde. »
Plus loin dans la conversation, il a également qualifié ces nominations de « grande blessure » pour l’Église, critiquant la promotion de prélats connus pour leurs tendances modernistes ou libérales à des postes « stratégiques » à Rome et dans les diocèses.
Mgr Schneider a également évoqué le dialogue du Vatican avec la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X.
