Le journaliste italien Andrea Zambrano a dénoncé deux profanations eucharistiques présumées survenues pendant une messe dominicale dans la basilique Saint-Pierre, au Vatican. Le témoignage situe les faits le 8 février, pendant la messe de 10h30 célébrée par le cardinal Mauro Gambetti.
Le premier épisode aurait impliqué un homme qui a reçu plusieurs hosties consacrées. Le journaliste affirme que, alors que lui et sa femme se trouvaient « deux ou trois rangées derrière » dans la file d’attente pour la communion, ils ont observé « un homme qui tenait dans sa main au moins deux ou trois hosties » et qui est ensuite retourné à son banc. Là, selon son témoignage, l’homme « les a données à d’autres personnes qui attendaient, qui ont consommé le Corps du Christ directement de lui ». Le journaliste ajoute qu’il n’a pas pu intervenir en raison de la distance et des circonstances du moment. Il s’interroge sur le fait que le prêtre ait pu distribuer trois hosties à une seule personne.
Le journaliste dit avoir été témoin d’une deuxième profanation. Selon lui, une femme asiatique tenait une hostie consacrée et s’est approchée d’un petit garçon, âgé d’environ quatre ou cinq ans, qui était assis avec son père. Le témoin affirme que la femme « a pratiquement mis l’hostie dans la bouche » de l’enfant.
Le journaliste a publié son récit dans un média italien et, il affirme que la pratique de recevoir la communion sur la langue empêcherait de telles situations. Il rappelle que, pendant le pontificat de Benoît XVI, cette manière de communier était courante lors des messes papales.
Cette dernière réflexion est évidemment essentielle. La communion dans la main a existé durant les premiers siècles, mais a disparu au cours du IXe siècle, à la fois à cause des risques de dispersion des fragments, mais aussi par une ferveur eucharistique renouvelée, qui portera à communier à genoux vers la même époque.
La reprise de la communion dans la main a diminué le respect envers la sainte eucharistie, et ouvert la porte aux abus et aux sacrilèges. Cette réintroduction date du 29 mai 1969 par l’instruction Memoriale Domini qui rappelait la règle de la communion traditionnelle sur la langue, mais permettait aux conférences épiscopales d’en décider autrement. L’abus engendrant l’abus, la pratique de la communion donnée par des laïcs s’introduisit rapidement, entérinée par l’instruction Immensæ caritatis du 29 janvier 1973.
