Cela faisait 25 ans que le rite de Sarum, ce rite latin utilisé célébré jusqu’a la Réforme n’avait pas été célébré sur le sol anglais : Mgr Bernard Longley, actuel archevêque de Birmingham, a donné une autorisation de principe pour la célébration de ce rite d’origine médiévale.
Mais cette célébration sera soumise à plusieurs conditions. Outre la demande du prêtre, il faudra l’accord du curé de la paroisse pour que la célébration ait lieu ou celle du supérieur de la communauté religieuse si le prêtre est religieux.
Un rite traditionnel anglais
Le rite de Sarum correspond à un usage médiéval du rite romain. C’est saint Osmond qui le compila au 11ème siècle. Comme le précise ce site, « originaire du diocèse de Salisbury (Sarum en latin), il se structura au moment de la conquête normande lorsque Guillaume le Conquérant établit son conseiller saint Osmond, comte de Séez, comme évêque de Salisbury. Il semble que saint Osmond ait accommodé les usages des diocèses normands avec les usages anglo-saxons antérieurs ; on note en effet de nombreuses parentés et ressemblances entre l’usage de Sarum et les usages diocésains, non seulement normands, mais plus largement français (comme l’usage de Paris). Le faste et le sérieux avec lesquels les chanoines de Salisbury célébraient les saints offices firent que le rit de Sarum s’étendit progressivement en dehors des limites de son diocèse d’origine : il fut adopté par les universités d’Oxford et de Cambridge, par toutes les chapelles royales d’Angleterre, la célèbre cathédrale de Winchester et même par celle de Canterbury, au point d’être célébré dans quasiment tous les diocèses anglais à la veille de la Réforme (à l’exception notable du Nord du pays qui utilisait le rit d’York). »
En 1850, lors du rétablissement de la hiérarchie catholique en Angleterre, il avait été envisagé d’utiliser le rite de Sarum. Mais pour des raisons d’attachement au Saint-Siège et aussi d’opportunité, c’est le rite romain, qui s’était propagé dans les communautés catholiques au cours du 17ème siècle, que l’on maintint.
L’une des dernières célébrations selon ce rite remonte à l’année 2000, quand Mgr Mario Conti, évêque catholique d’Aberdeen (Écosse), eut recours à ce rite pour le 500ème anniversaire de la fondation du Collège Royal de l’université de sa ville.
